gmc
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| Sujet: trois poèmes de gilles-marie chenot Lun 26 Fév - 18:25 | |
| NON-EVOLUTION
Principe premier de la splendeur Dégagée des incantations hallucinées Stabilisation stratosphérique Dans les grandes profondeurs Là où règne le silence Qui contemple impassible Se brasser les fictions tropicales Mélanges de glaise et de ciment De colle, de glu et autres choucas De l'évolution supposée
COLOPHANE
Suivre les lignes de poudreuse Mène à des carrefours singuliers Qui surprennent la promeneuse de l'oubli Comme un coup de grisou en plein air Une intersection s'anime émouvante Effleurée par un vent humide et brûlant Dans un buisson d'aubépine tropical Une perle s'éveille irradiante Portant l'écume d'un sanglot harmonique Sur ses lèvres mordorées Des vagues de soie soulèvent un rythme Embrumant les sensations d'une fleur Dans un climat de mousson renouvelée Un filet d'air parfumé entrouvre Une aubade éthérée qui consent Le vent pulse et émiette des frissons Qui remontent les courbes du temps Des sensations mauves déverrouillent l'obsidienne Qu'un chalumeau vert fait fondre Dans le rythme d'un souffle ondulant Montent d'innervantes ligatures Qui répandent leur venin d'ouverture En ébréchant des espaces bien trop clos L'intensité pourpre ruisselle Et des flocons de saveur tremblent Sous un joug de satin mouillé par la brise L'océan émerge de ses limbes argentiques Inondant les images obsolètes Dans un regain les éminences pointilleuses Sentent venir l'orage et appellent Des mers grondent au fil d'une lame Un séisme dégourdit les forteresses en flammes D'un clin d'oeil l'arc-en-ciel rompt les barrages Et un flot velouté dévaste les plaines La saveur s'épanouit dans le cri muet D'un récital envoûté par une muse Les hanches liquides bercent des arômes De pashmina blanc sous la neige Où donc est passé le temps
UN CHARME FOU
L'esprit de l'extase marque de son empreinte sereine de clarté et de joie l'ensemble des parfums de discours, même au plus profond des ornières malléables. L'esprit de l'extase est pure sensualité épanouie, caresse de feu sous des peaux d'obsidienne, langue de velours qui pâme les ajoncs blêmes. Ses sarments insouciants peuplent d'imaginaires univers, osant des baisers torrides au sein de glaciers immanents, pénétrant sans effraction sous des alvéoles privées pour pianoter sans vergogne sur les touches noires et blanches des désirs. L'esprit de l'extase sent le printemps ténébreux, l'abandon lumineux, la jouissance intransitive, et son arôme d'arc-en-ciel n'est du qu'aux réverbérations de pensées nuageuses. |
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